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Dimanche 10 Février 2008
Commune de Oued Koriche
Un plan de développement timide
Au regard du désavantage de sa topographie, la commune de Oued Koriche, située sur le bassin versant de Frais-Vallon, a des difficultés à réaliser son Plan de développement communal (PCD) dans la mesure où elle dispose de peu d’assiettes pour des infrastructures primaires. Avec un maigre budget de fonctionnement de 7 milliards de centimes et des ressources timides émanant des contributions fiscales, il n’est pas aisé de mettre en place un plan d’action à même de répondre aux besoins des administrés. « Nous avons cependant plusieurs projets à réaliser », souligne le 1er vice-président, Mohamed Réda Missoum, notant le projet ficelé concernant la réalisation des 100 locaux commerciaux dont les travaux démarreront bientôt au niveau du Boulevard El Kettar. Aussi, deux centres de formation professionnelle sont en cours de réalisation. Le premier est destiné aux filles à Fontaine-Fraîche et le second, situé à la carrière Jobert, concernera les métiers réservés à la gent masculine. « Ces deux structures seront opérationnelles dès la prochaine rentrée », affirme notre interlocuteur. Un autre projet, longtemps en dormance, vient d’être réactivé. Il s’agit de la réalisation d’un centre culturel, un immeuble de quatre étages, dont la livraison est prévue, selon le vice-président, à la fin de l’année. Outre le siège de la commune qui connaîtra bientôt une extension de 1000 m2 réservé au service de l’état civil, il est prévu la réalisation d’une bibliothèque municipale au boulevard El Kettar et l’implantation d’une crèche. Le coût de cette dernière est estimé à 1,1 milliard de centimes. « Nous envisageons de réaliser une aire de détente à Diar El Kef. L’étude technique est réalisée et il ne reste que l’étude financière, avant de désigner l’entreprise réalisatrice du projet », dira l’élu local qui tient, par ailleurs, à lancer un appel aux plus hautes autorités pour la réalisation d’une polyclinique dans la commune. Concernant la situation sociale des administrés, l’élu communal avance le chiffre non moins effarant de 800 familles vivant dans des habitations de fortune. En effet, le quidam peut constater les favelas érigées le long du parcours Triolet-Chevalley. Ces gîtes fragiles qui, non seulement amochent le décor, demeurent la proie d’une éventuelle furie des eaux. « 30 logements ont été affectés, il y a deux mois à des bénéficiaires dans le cadre de la formule LSP à Draria, 60 autres seront attribués bientôt au titre de la formule dite sociale, en attendant, affirme Mohamed Réda Missoum, le programme des 180 logements LSP dont le site est situé à Fontaine-Fraîche ».
Quotidien :EL WATAN - Edition du 8 mai 2007 > Alger Info
publié par Equipe Blog dans: Les élus
Vendredi 25 Janvier 2008
Farid Oumahammed, tête de liste FFS à Oued Koriche
«Mon infirmité m’encourage à avancer»
Quotidien : MIDI LIBRE du 28 Novembre 2007

Militant actif, il entre dans la politique et rencontre les anciens du plus vieux parti d’opposition qui lui donnent un goût et une passion débordante pour le travail de proximité et le contact permanent.

Drôle de revirement de situation pour Oumahammed Farid, la tête de liste du FFS à Oued Koriche, une commune qui compte plus de 66.000 habitants. A l’âge de 19 ans, il est blessé à la jambe droite lors des événements d’octobre 88 à la Place des Martyrs. Il portera, dès lors, les séquelles de cette terrible tragédie puisqu’il sera paralysé et marqué à vie. Celui qui voulait continuer des études brillantes en informatique à Bab Ezzouar vacille mais ne craque pas. Il s’accroche désespérément à la vie et remonte peu à peu la pente. «Cette infirmité m’encourage à avancer et à dénoncer les agissements néfastes des responsables» affirme-t-il. Il entame alors une carrière professionnelle au PTT qui le mènera plus tard à un poste de responsabilité à Algérie Télécom où il occupe le poste de directeur de l’agence de Ben-Aknoun. Militant actif, il entre dans la politique qui lui fait rencontrer les anciens du plus vieux parti d’opposition qui lui donnent un goût et une passion débordante pour le travail de proximité et le contact permanent avec les citoyens. Il apprend, à leur contact, les vertus du dialogue et de la concertation. Parallèlement, il tisse des liens avec le monde associatif et s’imprègne très vite des multiples difficultés de sa commune qui l’a vu naître. Il est élu en 1997 à Hammamet, une commune voisine de Oued Koriche. «C’était par souci stratégique», dira-t-il. Son parti voulait s’implanter dans cette localité, laissée à l’abandon, aux opportunistes et aux extrémistes de tout bord. Il sort enrichi de cette expérience. Quant le nouveau SG du FFS, Karim Tabbou décide de donner la chance aux jeunes, il saute sur l’occasion. A 38 ans, marié et père d’un enfant, il est désigné tête de liste de sa commune. Il intègre dans sa liste un militant de la première heure du FFS, originaire de la même ville que le leader de cette formation, Ait Ahmed, le chef de section du parti, un chômeur, des universitaires et enfin des personnes issues du mouvement associatif. Il s’entoure des anciens du FFS parce que, dit-il, «ils sont la mémoire du parti». Dès sa désignation à la tête de liste du parti, il entame tambour battant sa campagne électorale en associant le maximum de notables de la ville dans sa quête de voix au scrutin du 29 novembre. Il commence d’abord à faire le porte-à-porte chez les commerçants qui sont les «véritables baromètres» de la ville, dit-il. Il effectue les sorties sur le terrain à la tombée de la nuit, car argumente-il, les citoyens ne sont pas à l’écoute durant la journée. «Nos sorties sur le terrain durent jusqu’à une heure tardive de la nuit». Lui et son staff sont à leur vingtième sortie sur le terrain. «D’ailleurs, ajoute-t-il, nous sommes en train de préparer nos dernières sorties sur Beau Fraiser et la carrière Jobert». La fermeture de la carrière Jobert demeure l’une des priorités de ce candidat. La carrière du nom d’un colon français est à l’origine de plus de 180 asthmatiques. A l’évocation de ces malades, la tête de liste du FFS s’emporte et ne comprend pas pourquoi les pouvoirs publics qui ont fermé la clinique de Beau Fraisier tardent à réagir. «Le matériel médical a été volé et la bâtisse commence à tomber en ruine», dit-il. Ce centre de soins a failli passer aux mains d’affairistes n’était-ce l’intervention énergique du regretté Seddik Debaili, l’ancien SG du parti qui a sauvé des mains de ces affairistes les 5 ha de terrain appartenant à cette clinique. Le site historique dit Habs El Oued, qui sert d’habitat à des familles démunies, est également au centre de l’intérêt du candidat qui espère le récupérer et en faire un centre culturel à rayonnement régional «avec zéro dinar d’investissements» insiste-il.
Tout comme l’élimination des 6 sites de bidonvilles qui accueillent plus de 1.000 constructions illicites. En retour, il promet de «batailler dur» pour augmenter le nombre de logements sociaux. Actuellement, la commune a bénéficié d’un quota de 60 logements sociaux, «très peu», selon lui, pour cette commune qui enregistre quelque 6.000 demandeurs de logements.
«Je compte réhabiliter la commune avec l’aide des citoyens et du mouvement associatif. Personne n’est en mesure de gérer une commune à lui tout seul. Notre commune est l’une des plus pauvres de la wilaya d’Alger. Avec 7 milliards de centimes comme budget annuel, comment pourrions-nous développer notre commune qui a tant besoin de nouvelles infrastructures ou à rénover celles déjà existantes mais qui sont dans un état lamentable ?», s’interroge-t-il. Pour la jeunesse locale, dépourvue de centre de loisirs et de sports, le candidat FFS espère relancer le projet qui lui tient «particulièrement à cœur», celui du site Zaragozi ou devait être édifié une salle omnisport. Il est devenu aujourd’hui le centre d’intérêt de tous les candidats qui se disputent la commune. Pour cette dernière journée de campagne électorale, le candidat du FFS s’excuse et se met immédiatement au travail bien entouré des anciens du parti qui l’aident énormément. «J’ai la chance d’avoir à mes côtés des anciens militants du parti qui me conseillent et m’orientent sans cesse. Je suis heureux d’être à leurs côtés. Demain, je dirais que j’ai côtoyé le fondateurs du parti» tient-il à relever avant de sortir pour une ultime rencontre de proximité. II leur laisse symboliquement les clés de son QG de campagne situé dans un axe stratégique de la commune et prêté par un sympathisant du parti. «Je suis incapable de me passer d’eux», lance-t-il à la dérobade.
Par : Hocine Adryen
publié par Equipe Blog dans: Les élus
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